Les spectacles du parcours
Durant leur séjour avignonnais, les enfants, et les adultes qui les accompagnent, suivent chacun un parcours de trois à quatre spectacles, conçu pour leur donner une ouverture sur les arts vivants dans toute leur diversité. Ces expériences de spectateur·rices sont prolongées par des temps d’échanges avec les artistes.
Ces spectacles sont choisis par le Comité Avignon, Enfants à l’honneur, composé d’une quinzaine de membres bénévoles du Conseil d’Administration de Scènes d’Enfance – ASSITEJ France. Ils sont sélectionnés sur des critères d’âge, de diversité des esthétiques et des sujets traités, de pertinence artistique, de praticité au regard de l’organisation des parcours des groupes.
Cette liste est loin d’être exhaustive et bien d’autres spectacles jeune public sont à découvrir tout au long du festival !
Pour en savoir plus, cliquez sur le nom de chaque spectacle.
Au bout de ma langue
LES TRÉTEAUX DE FRANCE – Mise en scène Tal Reuveny

Sur un texte de Simon Grangeat
Comment quitter une culture pour une autre ?
Comment plonger dans un tout autre monde, au risque de s’y perdre ?
Taym a 9 ans lorsqu’il arrive en France, fuyant la violence de son pays. Avec ses parents, il a quitté sa culture, ses racines, sa langue. Alors quand il arrive ici, le français, partout, tout le temps, autour de lui, ça fait comme du bruit. Jamais des phrases, jamais du sens, juste du bruit.
Un jour, Taym ferme sa bouche à triple tours et se tait. Parler, pour quoi faire ? De toute façon personne ne le comprendrait.
Face au mutisme du petit garçon, son père, sa mère, sa grand-mère, ses camarades son maître puis sa maîtresse tentent de l’accompagner. Chacun à leur manière, ils le guident sur le chemin d’une nouvelle langue qui viendrait s’additionner à l’ancienne, sans la remplacer.
Au Totem – Scène conventionnée d’intérêt national Art • Enfance • jeunesse
Bestarium
CIE ANNINA MOSIMANN – Mise en scène Annima Mosimann

Plasticienne, performeuse et marionnettiste particulièrement inspirée par les matières et les objets, Annina Mosimann propose avec Bestiarium un spectacle visuel, sonore et fantastique dans tous les sens du terme.
D’une simple caisse en bois, elle tire toute sa fiction, donnant corps à une maison peuplée de toutes sortes de présences non-humaines fortes, matérielles et animales, coexistant sous le même toit, comme dans la tête de la jeune artiste. Au centre du dispositif, mains et pieds à l’ouvrage, dans une spectaculaire dissociation des gestes, Annina Mosimann anime l’espace de tout son corps. Tapie dans la boîte, lui prêtant vie à tous les étages, elle manipule des objets et des sons mais également nos regards, comme elle libère nos imaginaires avec malice. Dès lors tout est possible, comme dans les œuvres surréalistes, tout se transforme ; rêve et réalité se mélangent, l’étrange et le connu, l’inconscient et le certain.
Au Totem – Scène conventionnée d’intérêt national Art • Enfance • jeunesse
Brioches et révolution !
LA RICOTTA – Mise en scène Bérangère Jannelle

Dans le monde d’aujourd’hui où la démocratie est menacée, Brioches et Révolution ! met en scène la fabrique des premiers mois de la Révolution de 1789. Deux député·es nous font vivre cette aventure folle entre les grands débats qui ont fondé la République et les soulèvements populaires. À l’instar des « enfants de la politique », de la prise de la Bastille à la Déclaration des droits, ils s’arment joyeusement de pain et de brioches, de sucrières et de café pour pétrir à nouveau l’Histoire…
Au Théâtre du Train bleu
C’est ta vie
CIE 3637 – Mise en scène Baptiste Isaia

C’est l’histoire de Louise. Louise a douze ans et attend avec impatience que ses seins poussent ! Mais tout ne se déroule pas exactement comme elle l’avait espéré.
Durant une année, nous la suivrons de près dans ses expériences de vie, tantôt grinçantes tantôt solaires, dans les liens d’amitiés et de désirs qu’elle découvre, des premiers changements de son corps à ses premiers émois amoureux.
Avec C’est ta vie, la Compagnie 3637 nous livre une fable autour de l’éveil des sentiments amoureux déconstruisant clichés et fausses évidences.
A la Cour du spectateur
Clicketi Clack
CIE JABBERWOCK – Mise en scène Didier Girauldon et Constance Larrieu

Sur une petite île irlandaise, les habitants tentent de maintenir le fil fragile de leur quotidien.
Mais la vie est dure sans ravitaillements, sans liens avec le reste du monde. On hésite à partir. Alors arrive un message : Tata Maav, vieille milliardaire exilée aux Etats-Unis, veut revenir sur l’île pour y mourir. Elle impose ses volontés et fait du chantage aux habitants : elle leur lèguera sa fortune à l’unique condition qu’ils redonnent vie aux souvenirs et traditions de son enfance.
Pour tirer son ultime révérence elle veut des violons, des danses et du tricot ! Tandis que tous se plient à la volonté de la tante centenaire, Sullivan, adolescent révolté qui ne rêve que de partir, refuse de suivre le mouvement.
Au Totem – Scène conventionnée d’intérêt national Art • Enfance • jeunesse
De 10 à 13
CAMILLE DORDOIGNE – Mise en scène Camille Dordoigne

L’adolescence, brute et impudique, surgit des pages d’un journal.
De mon journal retrouvé surgit une créature hybride mi-femme mi-enfant. Quelque part entre Diam’s et Diddl, avec folie et férocité, elle fouille l’adolescence et les traces de nos enfances. Au collège je me bats pour être une meilleure amie, une bonne élève, la plus convoitée de la cour de récré. De la mort de ma grand-mère naît la peur de grandir et mourir. Confrontation avec l’adulte.
Que reste-t-il ?
Au Théâtre du Train Bleu
Drum Brothers par les Frères Colle
ENCORE UN TOUR – Mise en scène Éric Bouvron

Nés de l’union insolite entre une grosse caisse et une caisse claire, les Frères Colle tambourinent depuis leur naissance. Avec « DRUM BROTHERS », ils nous proposent un spectacle original, une performance de jonglerie musicale virevoltante et remplie d’humour.
Entre rythmes effrénés et poésie, les Frères Colle mélangent allègrement les disciplines. Clément donne le temps, Cyril arrive à temps, Stéphane, lui, est à contretemps.
Tout est source de percussions, mais les prédispositions artistiques du trio ne s’arrêtent pas là : cornemuse, flûte et guitare entrent dans la danse et les objets voltigent, aussi bien les quilles que les parapluies. Avec ce trio décapant et virtuose tout est talent, fantaisie et fougue.
A Présence Pasteur
Fake
CIE LE FEU AU LAC – Mise en scène Émilie Lafarge

Sur un texte de Claudine Galéa
Inséparables… jusqu’à ce qu’un rêve et le silence brisent tout.
Deux meilleures amies, lycéennes, se parlent plusieurs dizaines de fois par jour, en ligne, au téléphone, chez l’une chez l’autre. L’une rêve de garçons, l’autre non. La première tombe amoureuse d’un musicien anglais avec lequel elle communique sur les réseaux sociaux, la seconde la conseille.
Que devient l’amitié fusionnelle de deux adolescentes quand l’amour surgit ? Qu’est-ce que l’amour quand il est pris au piège des mots ?
Au Théâtre du Train Bleu
imagOri
CIE CHRIKI’Z – Mise en scène Jeanne Azoulay et
Amine Boussa

Dans un monde de papier, peuplé de créatures faites de plis et de formes, un voyageur surgit. Par sa danse, il tente de se rapprocher d’une chimère, fluide et élastique, sous l’œil bienveillant de la gardienne. imagOri est une traversée chorégraphique et musicale où origamis minuscules ou gigantesques incarnent l’imaginaire des enfants.
La soprane, chantant dans une langue inventée, tisse une atmosphère féérique, mêlant mélodie et mystère. Les corps dessinent des formes irréelles, se figent et vibrent, explorant l’altérité et la rencontre avec l’autre. Entre performance et minimalisme, mouvement et musique s’entrelacent pour créer un univers sensoriel où le geste, la voix et le papier donnent vie à un rêve partagé.
A La Scierie
Jimmy
CIE TROISIÈME GÉNÉRATION – Mise en scène Sergi Emiliano i Griell

JIMMY est le vrai récit d’un jeune homme qui a emprunté plus de 500 identités différentes. Non pas animé par l’appât du gain, mais simplement, dit-il, « pour être aimé. » Se déploie alors le récit d’un imposteur qui va progressivement se mettre à douter de l’imposture des autres. On nous avait prévenu : c’est une histoire vraie. Et elle est à peine croyable.
Le travail chorégraphique de la compagnie, composé image par image, offre une sensation de montage qui génère le trouble : les spectateurs peuvent parfois se demander si ce qu’ils viennent de voir a vraiment eu lieu.
Sergi Emiliano i Griell, metteur en scène de la compagnie, enquête sur les profondeurs de la nature humaine par le biais du fait divers et crée des formes théâtrales troublantes qui déplacent les habitudes de regards et la texture même du temps présent. Compagnie associée à L’Odyssée de Périgueux, La Troisième Génération développe un langage théâtral et corporel inspiré par le montage cinématographique et la bande dessinée.
A la Manufacture
KILLT – Oiseau
LES TRÉTEAUX DE FRANCE – Mise en scène Guillaume Fafiotte et Jonathan Salmon

Oiseau a disparu. Et si les mots nous guidaient jusqu’à lui ?
Dans KiLLT – Oiseau [guide de survie], un petit groupe de spectateur·ices et un·e comédien·ne partagent à voix haute l’histoire de Oiseau, un enfant disparu de son école. La police enquête, ses parents le cherchent et tous réalisent qu’ils ne le connaissent pas vraiment. À l’école on dit qu’il est bizarre, qu’il parle aux oiseaux. À la maison, les parents se disputent et l’inquiétude grandit. Alors pour le retrouver, les mots pourraient être la clé pour, enfin, prendre le temps de comprendre.
Au Théâtre du Train Bleu
L’échappée
CIE BOOM – Mise en scène Zoé Grossot et Alexandra Vuillet

Un spectacle de théâtre de papier sur la vraie fausse histoire d’Annie Kopchovsky, première femme à faire le tour du monde à bicyclette en 1896.
Un matin de juin 1894, Annie Kopchovsky, relevant un pari, s’embarque dans un voyage extraordinaire. Elle se lance seule, armée d’un révolver et d’un vélo, pour un tour du monde de 15 mois. En chemin, elle dort dans des cimetières, manque de tomber d’un pont, chasse le tigre avec un prince indien. Elle devient ainsi la première femme à faire le tour du monde à bicyclette.
Au Totem – Scène conventionnée d’intérêt national Art • Enfance • jeunesse
L’endormi
CIE HIPPOLYTE A MAL AU COEUR – Mise en scène Estelle Savasta

Victoire a dix ans. Son frère Isaac en a quinze. Isaac, c’est le boss du quartier, celui qui cogne et ne rate jamais sa cible. Mais depuis quelques jours, il paraît qu’Isaac se repose.
« Mais pourquoi il ne se pose pas ici dans son lit j’ai demandé ?
-Tu poses trop de question m’a répondu Maman. »
Une histoire lumineuse d’une petite fille téméraire prête à beaucoup pour trouver sa vérité et mettre des mots sur ce qu’on lui cache. C’est aussi une histoire de fratrie, d’ami.es, et de cerfs-volants.
Après une longue tournée Estelle Savasta recrée une version 100% féminine de ce récit rap pour la jeunesse.
Au Totem – Scène conventionnée d’intérêt national Art • Enfance • jeunesse
L’Esquisseuse
CIE H3P – Mise en scène Nicolas Ducron

Constance, une jeune fille, rêve de devenir “esquisseuse”. À savoir dessiner de la dentelle, un métier d’art réservé aux hommes. Ce spectacle pour une valise aux décors changeants, une interprète, et une vingtaine de marionnettes raconte le parcours et la détermination d’une femme, dans un univers patriarcal, avec en toile de fond le monde ouvrier, l’usine, les techniques de fabrication de la dentelle et la formation artistique.
A la Cour du spectateur
L’OISEAU DE FEU, ou comment fût créé le meilleur jeu vidéo grâce à une boîte à pizza bio
FRÉDÉRIC NAUD ET CIE – Mise en scène Jeanne Videau

Alex est persuadé être le seul sixième de toute la planète à n’avoir jamais joué à un seul jeu vidéo. Pour ne pas perdre la face devant ses camarades de classe, il leur raconte qu’il est accro à SKAZKA, un jeu vidéo en ligne… apparu récemment… sur le flip-web.
Pour convaincre les gamers de sa classe qu’il dit vrai, Alex s’inspire de son livre de chevet, un recueil de contes merveilleux russes et de son histoire préférée : L’Oiseau de feu. Il dépeint si bien le game-play du jeu que tous le croient et veulent jouer avec lui.
Mais quand, deux jours plus tard, il s’apprête à leur avouer qu’il a tout inventé, on apprend que Sami, un grand 3e, a disparu dans… SKAZKA.
Ce récit contemporain, à la fois drôle, prenant et sensible, réussit à faire dialoguer le merveilleux et le réel le plus quotidien. Il mêle habilement imaginaire des contes traditionnels, univers des jeux vidéo et vie de nos collégiens.
L’auteur y interroge, sans jamais être moralisateur, des thèmes très contemporains : l’addiction aux jeux vidéo, la construction de soi, le regard des autres et le lien entre générations.
A La Maison de la Parole
La Fontaine Unplugged
CIE D.N.B – Mise en scène collective

Jouer avec le propos, s’en amuser, le recontextualiser avec liberté, prolonger le récit ou insuffler de nouveaux personnages afin de créer des relectures décalées et pleines d’humour : ici le Héron en fashion victim, veut s’habiller en IKKS, le Corbeau addict aux réseaux sociaux, est amadoué par un algorithme rusé ; Perrette rêve de faire fortune en tant qu’ influenceuse…
L’humeur est solaire et les inspirations musicales sont variées : folk sixties, rap, valse, fox-trott en symphonie, slam, chant lyrique… Le tout est servi par un riche instrumentarium acoustique : guitares, clavier, accordéon, cloches, tuba, ukulélé, shruttibox et percussions sont finement dosés laissant ainsi la part belle aux arrangements vocaux et aux textes.
Au Théâtre de L’Arrache-Coeur
landing
CIE X-PRESS – Mise en scène Abderzak Houmi

Landing est un duo où la chute devient le moteur de la chorégraphie. La gravité et l’envol se répondent. Deux femmes, singulières et ensemble, singulièrement ensemble. Deux femmes qui tombent et se relèvent. L’émotion et la poésie se dégagent alors à travers les variations d’énergie des gestes puis par les liens qui se tissent dans cette dualité. Cet espace rebondissant participe à l’évolution des corps en suspension. Jouant sur les contraires et les complémentarités, cette danse parfois aérienne, percutante, ralentie et énergique, est une partition qui fait la part belle aux individualités, aux personnalités avec le constant souci de garder un lien entre elles. Dans une situation d’appui ou de contact extrême, le geste qui se décline dans l’espace est du plus infime au plus spectaculaire. Les danseuses bouleversent leurs corps, leurs perceptions, leurs émotions, leurs repères, leurs danses.
A l’Espace Alya
Le complexe des Homards
CIE ACT2 – Mise en scène Catherine Dreyfus

L’adolescence, c’est être un homard sans carapace, exposé aux yeux du monde, aux tourbillons d’émotions et de contradictions.
Sur scène, sous le regard attentif de leur aîné, deux jeunes danseur.ses en quête d’identité explorent leurs corps en mue. Chacun·e se heurte à son propre reflet, bientôt modifié et fragmenté par l’omniprésence des réseaux sociaux.
Leur chambre, sanctuaire de leur intimité, se métamorphose peu à peu en un espace virtuel qui leur accorde le pouvoir d’être qui il et elle veulent – ou croient devoir être.
Un spectacle chorégraphique hybride qui danse l’adolescence avec animalité et théâtralité.
A La Scierie
Les enfants de la vallée
LES ATELIERS DE LA COLLINE – Mise en scène Mathias Simons

Depuis que la Vesdre, devenue monstre, est sortie de son lit pour tout engloutir, Camille n’a pas dit un mot. Elle a comme une pierre coincée au fond de la gorge. Sa colère monte. Avec le fantôme de son chien, Larry, elle réveille la rivière et la questionne : Pourquoi ? Les Enfants de la Vallée donne une voix aux témoins souvent oublié·e·s des grandes catastrophes. Ils et elles offrent en chœur leur récit des inondations et expriment leurs visions de l’avenir.
En juillet 2021, de terribles inondations frappaient les vallées de la Vesdre et de l’Ourthe. Mais ça aurait tout aussi bien pu être d’autres vallées, d’autres rivières, d’autres éléments naturels débordant soudainement pour tout avaler sur leur passage. Les Enfants de la Vallée s’est construit à partir de nombreux témoignages de ces événements. Pour donner la parole aux enfants qui ont vu et qui veulent dire, le spectacle se déploie en deux versions. La première est portée par une équipe de comédien·ne·s professionnel·le·s. La seconde intègre des enfants acteurices.
Entre le récit épique, l’onirisme du conte et le réalisme du témoignage, le spectacle creuse les causes et les conséquences complexes de la catastrophe. Pourquoi la Vesdre est-elle subitement entrée en furie ? Comment l’homme a-t-il, au fil des siècles, dévié son cours et canalisé son débit ? Qui sont ceux et celles qui, dans les vallées, ont été les plus impacté·e·s par les inondations ? Au-delà du constat fataliste, Les Enfants de la Vallée ouvre une voie pour mieux comprendre les grands bouleversements de notre époque et engage à explorer d’autres issues possibles pour le futur.
Au Théâtre des Doms
Les hamsters n’existent pas
CIE SI SENSIBLE – Mise en scène Antonio CARMONA

Baptiste a un Hamster qui s’appelle Bubulle.
Pendant la semaine, Baptiste invente tout un tas de parcours délirants pour Bubulle dans la maison… même que ça rend un peu fou son père.
Le vendredi, Baptiste doit laisser son hamster chez son père. Le temps du week-end, il va chez sa mère et son nouvel amoureux, John un gars trop classe qui prépare le concours régional de Houla-Hop. Tout semble aller pour le mieux dans la vie de Baptiste. Et même si son père a arrêté de rire il y a 4 ans et même si sa mère pleure en se touchant le ventre et même si son père se trompe de prénom en criant sur Bubulle, tout baigne ! Tant que Baptiste peut jouer avec Bubulle : tout baigne !
Et puis, une nuit, tout bascule.
Une nuit, Baptiste surprend son père.
Il surprend son père en train de tuer Bubulle.
A partir de là, c’est toute la vie du petit garçon qui est bouleversée. Parce que son père va inventer un jeu, celui de retrouver Bubulle dans le jardin. « Il s’est enfui par la fenêtre », c’est ça qu’il a dit papa.
Et Baptiste sait que ce n’est pas vrai.
Au Totem – Scène conventionnée d’intérêt national Art • Enfance • jeunesse
M’aider – Témoignage dansé d’un marin sauveteur
CIE AZADI – Mise en scène Fiona HOUEZ

L’appel de détresse maritime connu en anglais MAYDAY vient du français M’AIDER.
Le spectacle est un témoignage dansé d’un marin sauveteur à bord d’un bateau humanitaire en Méditerranée centrale. Guillaume Hallier nous fait découvrir ses gestes de marin, qui sont et deviennent une danse codée.
D’états de corps en émotions, on comprend ce qu’il se passe au milieu de la mer. Le sauvetage dépasse les gestes d’extraction d’une embarcation en détresse, il se prolonge sur une frontière aqueuse où les vécues viennent se percuter.
A La Manufacture
Magnééétique (face A)
LES NOUVEAUX BALLETS DU NORD-PAS DE CALAIS – Mise en scène Amélie Poirier

Magnéééétique comporte 2 faces pour explorer ce qui nous lie. La FACE A, accessible dès le plus jeune âge, est une exploration ludique et performative de la cassette audio. À travers la danse, la complexité et la diversité des relations interpersonnelles se déploient, abordant des thèmes tels que la complicité, l’esprit de compétition, la manipulation et la réconciliation. C’est dans cette matière relationnelle que la bande magnétique s’invite, créant des formes géométriques qui envahissent l’espace et le corps des interprètes pour devenir un partenaire de jeu à part entière.
Au Théâtre du Train Bleu
Mission Artémis
LE SCRUPULE DU GRAVIER – Mise en scène Maxime Touron

Une épopée cartoonesque où récits antiques, souvenirs intimes et années 80 s’entrelacent pour percuter nos enjeux contemporains. Archives familiales, iconographie pop, mythologies et colonisation spatiale esquissent avec malice le portrait d’un adolescent en proie à ses paradoxes.
Être ou ne pas être… célèbre ? Pour explorer cette question, le comédien-conteur nous embarque dans ses souvenirs au milieu des ruines du temple d’Artémis et questionne notre éternelle obsession de notoriété. Dans un récit kaléidoscopique mêlant dessins et photos de vacances, de Caligula à Elon Musk, nous suivons les tribulations jubilatoires d’une identité en chantier.
Au 11.Avignon
Nous ou le paradoxe du hérisson
CIE LA BOCCA DELLA LUNA – Mise en scène Muriel Imbach

Quand le hérisson désire se rapprocher de ses amis, il prend le risque de se faire piquer. Mais s’il choisit de rester à distance, c’est le froid qui risque de l’emporter ! Cette métaphore sur les relations humaines s’applique à merveille aux liens familiaux. Plongeons dans une réflexion philosophique, pleine de joie et d’inspiration, sur ce que signifie vraiment la famille. Qu’est-ce qui définit nos connexions ? Sont-elles tissées par le sang, la proximité, ou un foyer partagé ? Dans ce monde qui évolue à toute vitesse, comment réinventer la notion de famille ?
Sur scène, nos cinq compagnons, déjà croisés dans le spectacle Le Nom des choses, abordent des questions essentielles autour de la famille et des groupes. L’arrivée d’un sixième personnage dans ce joyeux mélange soulève encore plus d’interrogations sur l’accueil, la place de chacun et la dynamique de pouvoir au sein de toute assemblée.
Au Théâtre Benoît XII
Nuaq
CIE TÊTE AUX PIEDS – Mise en scène Noélie Morizot

Nuaq est une jeune Inuit vivant dans un petit village sur la banquise.
Ses parents ont le pouvoir et le devoir de rêver d’oies chaque nuit. Cela assure une bonne chasse le lendemain et donc la survie de toute la communauté. Mais quand les rêves cessent d’inonder leurs nuits, Nuaq voit sa famille contrainte à l’exil.
Héritière du don, elle devra à son tour porter la responsabilité de rêver pour tou·tes.
Mais si, elle aussi, échoue ? Devra-t-elle s’exiler ? Et à qui reviendrait le pouvoir ?
A La Cour du Spectateur
Romance
CIE SUD LOINTAIN – Mise en scène Heidi-Éva Clavier

Imène tente de comprendre comment son amie Jasmine a basculé. D’une rencontre en ligne à une spirale d’emprise, Romance retrace l’engrenage qui conduit peu à peu une jeune fille vers la radicalisation. Un récit d’amitié qui alerte sur les dangers des réseaux sociaux, la manipulation et la violence, jusqu’à l’irréversible.
Au Théâtre du Train Bleu
Sens la foudre sous ma peau
CIE BABA SIFON – Mise en scène Philippe Baronnet

Joséphine, professeure de français originaire de La Réunion, enseigne à Marseille. Elle aime l’adolescence d’aujourd’hui, cet âge de tous les possibles, rien à voir avec son époque, sur son île. Dans son lycée, les désirs adolescents s’entrechoquent : attirances, complicités, rivalités, provocations, silences. Lors d’un cours, un échange houleux entre filles et garçons fait vaciller l’équilibre de la classe et réveille chez Joséphine un traumatisme ancien, enfoui depuis l’adolescence.
À travers une écriture chorale mêlant scènes de classe pleines d’humour, récits intimes et éclats de mémoire, la pièce explore le désir, le consentement, la violence et la parole comme force d’émancipation. Entre passé colonial et présent brûlant, la pièce raconte la reconstruction tardive d’une femme, la nécessité du dialogue entre générations et les liens, parfois très forts, qui unissent les enseignant.e.s et leurs élèves.
A La Chapelle du Verbe Incarné
Souvent je commence par tomber
CIE MOUVEMENT(É)S – Mise en scène Aurore Floreancig

Lorsqu’à 13 ans elle décide de devenir danseuse, c’est un refus net, catégorique : « de toute façon, danser ne mène nulle part ».
Cette pièce chorégraphique intimiste et pleine de pep’s mêle danse et texte pour raconter l’enfance à la campagne, le conservatoire loin du village et de la maison, le premier solo dansé lors du bal du village. La chorégraphe raconte les obstacles qu’il a fallu franchir avec patience et persévérance, mais aussi les mains tendues, la joie de danser, l’amour de l’art, le plaisir du partage.
Auto-fiction d’une jeune femme qui s’échappe du poids des contingences sociales pour s’accomplir comme danseuse et chorégraphe, cette pièce où danse et mots s’entremêlent questionne les façons dont on tente de trouver sa place dans la société.
A La Scierie
Sucrer les fraises
CIE HORS DU TEMPS – Mise en scène Justine Vultaggio

C’est l’histoire de Charlie, un enfant tête en l’air, et de sa grand-mère qui perd la sienne. Les adultes disent qu’elle sucre les fraises, mais il ne voit pas trop le rapport.
Apprenant que sa mamie risque de se retrouver dans une mystérieuse maison si elle rate son contrôle chez le docteur de la tête, Charlie est prêt à tout pour qu’elle retrouve le chemin de ses souvenirs.
Mais si l’oubli était la meilleure façon de tout réinventer, pour que l’essentiel demeure ? Une histoire où le cœur dit ce que les mots ne peuvent plus transmettre.
A La Factory
Tadam
CIE RENARDS – EFFET MER – Mise en scène Baptiste Toulemonde et
Arthur Oudar

Le papa de Louison est un grand magicien. Un jour, il a voulu réaliser un grand tour: « La Grande Disparition » Et il a raté. Depuis les choses ne sont plus tout à fait comme avant… Louison a grandi et elle ne s’émerveille plus des petits tours de magie, désormais, elle veut percer les grands secrets. Et son père en a un… Grand. Et bien gardé. Comment faire pour renouer le dialogue avec son père? Comment lui faire comprendre qu’elle est bien assez grande? Comment accepter qu’il ne soit pas si génial? Et surtout… C’est qui ce mec bizarre avec qui il passe toutes ses journées… ?
A Présence Pasteur
Teen play
CIE LA ROUSSE – Mise en scène Nathalie Bensard

En coréalisation avec Le Totem, Scène Conventionnée d’intérêt national Art, Enfance, Jeunesse
Inspiré des teen movies, TEEN PLAY explore les lois invisibles mais implacables du collège où les plus forts sèment la terreur et les plus faibles tentent de survivre, où la guerre des sexes, des préjugés et des clichés prévalent.
Cette création met en scène les mécanismes du harcèlement au cours des quatre saisons de l’année scolaire et dans quatre lieux emblématiques de la vie entre élèves : la cantine, les vestiaires, les toilettes et la cour de récréation. C’est une pièce chorale qui raconte la force du groupe et la vulnérabilité des individus, dans un système formaté qui ne laisse pas trop d’espace aux hésitations, aux doutes, au cheminement de chacun.
Les dialogues sont rapides et énergiques, les scènes sont drôles et émouvantes, les adultes ne sont pas épargnés.
Les situations sont tragiques, la solidarité et la cruauté s’alternent et composent les grands mouvements du récit.
A la Chartreuse de Villeneuve Lez Avignon
The Barnard Loop
DISPENSABARZOTTI – Mise en scène Alessandra Ventrella

The Barnard Loop est un spectacle visuel, sans paroles, mêlant théâtre surréaliste, magie et clown.
Un personnage étrange nous entraîne dans une nuit d’insomnie où la réalité vacille.
Une cafetière qui ne s’arrête jamais. Une plante qui prend vie. Un lit d’où surgissent les objets les plus inattendus.
Ici, tout semble possible… et rien ne tourne vraiment rond.
Et si, pour le clown, le rêve était la seule réalité ?
Un voyage drôle, poétique et absurde, aux frontières du réel et de l’illusion.
A L’Entrepôt
Trois minutes de temps additionnel
CIE PORTE QUOI ? – Mise en scène Gaëlle Bourgeois

Kouam et Mafany ont 14 ans. En Guinée, ils passent leurs journées à jouer au foot et s’imaginent déjà intégrer Manchester United.
Et puis un jour, ça s’accélère : une femme recruteuse, l’Angleterre, un contrat, le Bradford City AFC.
Le rêve prend l’avion.
Mais quand le foot devient une industrie géante, tout le monde n’entre pas sur le terrain avec les mêmes règles.
Alors une question se pose : comment continuer à jouer, à rêver, à se tenir debout, quand le match dépasse largement le terrain ? Entre passion, pression et illusions, jusqu’où peut-on croire en son rêve sans se perdre en route ?
A La Cour du Spectateur
Un nouveau monde en plus joli
CIE TAIM’ – Mise en scène Marie Teissier

Dans un village de la Nièvre, Brune grandit entre la ferme familiale, les souvenirs de son grand-père, les rêves d’une autre vie de sa mère et ses propres désirs d’amour et de liberté. Lorsque son père décide d’abattre les platanes surnommés « les frères Kennedy », Brune se révolte et mène une lutte joyeuse et solidaire pour sauver ce qui reste. Entre deuils, premières fois et engagement écologique, elle partage ses préoccupations, ses rêves et ses combats. Car si le monde ne tourne pas rond, Brune veut croire qu’il est possible d’en inventer « un nouveau, en plus joli ».
A Présence Pasteur
Une pédagogie du conflit
NAÏF PRODUCTION – Mise en scène Mathieu Desseigne et Lucien Reynès

Une pédagogie du conflit (ou comment bien jouer à la bagarre) est une mise en danse, drôle et acrobatique du rapport humain. Dans un registre absurde et décalé, le duo hyper actif de Naïf production, réinvente une nouvelle fois son art de la relation par l’acrobatie.
Ils tentent un pas de deux, entre la puissance de la lutte et la grâce d’un tango, pour sonder la complexité de nos liens. Jouant de toutes les stratégies d’approches, parfois trop musclées, souvent maladroites, ils s’emploient à une infatigable tentative de réduction des distances.
Détournant ici la pratique d’un art martial, le Jiu-jitsu, aussi appelée « arte suave » chez les Brésiliens, ces deux acrobates virtuoses, nous offrent un mode d’emploi loufoque et poétique pour faire histoire avec l’autre.
A La Scierie
Versant Vivant
CIE L’OBSERVABLE – Mise en scène Emilie Tarascou & Simon Kansara

Bercés par une musique organique et hypnotique, les êtres de la montagne s’endorment : humains et animaux se retrouvent en rêve pour une trêve bienvenue.
Dans ce territoire commun, les échelles de temps et d’espace s’entremêlent et se confondent : un battement d’aile dure une saison, les stalactites grandissent à vue d’œil, les arbres puisent leur sève à la lumière des étoiles.
Les liens qui unissent le vivant se révèlent, immémoriels, inattendus.
A La Cour du Spectateur


